L'industrie fera payer les consommateurs... autrement

L'acheteur devra jongler avec le sous-dimensionnement, une stratégie où le format des produits est réduit sans que leur prix soit modifié
Fabien Deglise 16 avril 2011 Consommation

En 2010, le Canadien moyen a consacré 12 % de son revenu disponible à la nourriture, indiquait récemment la Fédération canadienne de l’agriculture.
Céréales, viande, sucre, matières grasses et produits laitiers: les prix des matières premières sont depuis plusieurs mois à la hausse. Les consommateurs canadiens vont-ils en faire les frais à l'épicerie? Un peu, et de manière parfois étonnante, selon les avis de plusieurs observateurs de la scène alimentaire.

«Les prix vont être protégés du côté des entreprises de transformation qui ont signé des approvisionnements à long terme, c'est sûr», lance à l'autre bout du fil Sylvie Cloutier, présidente du Conseil de la transformation agroalimentaire et des produits de consommation (CTAC). Mais les consommateurs pourraient avoir à payer plus cher, à l'avenir, pour s'alimenter.

Le potentiel d'augmentation est théoriquement élevé. En 2010, le Canadien moyen a en effet consacré 12 % de son revenu disponible à la nourriture, indiquait récemment la Fédération canadienne de l'agriculture (FCA) en «célébrant» le 12 février dernier la journée d'affranchissement des dépenses alimentaires au pays. À cette date, le travailleur de base avait récolté assez d'argent pour payer sa facture d'épicerie jusqu'à la fin de l'année en cours.

lire plus