Le prix des aliments explose

La production agricole mondiale ne suffit déjà plus à la demande et la population ne cesse d'augmenter: 80 millions d'êtres humains par année

François Desjardins 16 avril 2011 Consommation Le Devoir

Selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (connue sous l'acronyme FAO), l'indice des prix de l'alimentation a atteint en février son plus haut niveau depuis le début de la collecte des données, en 1990.
Établissons une chose dès le départ: pour une fois, le mot «explosion» — qu'on a parfois tendance à saupoudrer un peu facilement — n'est probablement pas trop fort. Les prix des denrées, qui ont nourri les révoltes populaires au Moyen-Orient, sont nettement à la hausse. Quelques exemples en vrac: le prix du blé est de 63 % supérieur à son niveau de mars 2010, celui du maïs a bondi de 83 %, la livre de café est passée de 1,30 $ à plus de 2,70 $...

Jonglez avec les chiffres comme vous voudrez, dans l'état actuel des choses, la production agricole mondiale ne suffit pas à la demande. Ajoutez quelques variables, comme la flambée du pétrole qui rend l'agriculture et le transport plus coûteux, un climat imprévisible et une demande accrue pour la viande dans les pays émergents. Résultat: malgré tout, les prix de l'alimentation sont assurés de poursuivre leur ascension.

Selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (connue sous l'acronyme FAO), l'indice des prix de l'alimentation a atteint en février son plus haut niveau depuis le début de la collecte des données, en 1990. Il s'est légèrement replié le mois dernier, mais pour l'instant, les autorités invitent tout le monde à ne pas y voir un renversement de la vapeur.

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